Gérer la susceptibilité

Suis-je susceptible ?

A cette question beaucoup répondrons non et pourtant…

C’est souvent un sentiment dont on a soi même pas conscience ou qu’on ne veut juste pas accepter pensant que c’est la faute de l’autre.

Des moments gâchés, on boude, on refuse toute discussion, on se pose en victime, des instants de partage en couple, en famille ou entre amis, qui au final, sont lourds parce que juste une personne est amenée à bouder parce qu’elle aurait été blessée et pas eu l’occasion de « vider son sac ». Des moments de partage en couple perdus parce que au lieu de profiter du quotidien, on ne s’adresse pas la parole pendant des jours…parce que juste une parole n’est pas passée et on a pas eu l’occasion d’en parler.

La susceptibilité c’est quoi ? c’est je dirais prendre mal la plupart des remarques qui nous sont faites. Je dis bien des remarques simples. La moindre remarque, le moindre propos a du mal à être accepté. Avec un susceptible on a comme l’impression de marcher sur des œufs. Les discussions finissent souvent en conflit ou sont tout simplement écourtées par manque d’écoute. La plupart du temps nous avons du mal à accepter notre responsabilité face aux conflits. On laisse tomber…

Le susceptible, cache souvent un manque d’estime de lui même, lié par l’approbation de l’autre ou alors une trop grande confiance qui lui fait limite refuser toute remarque extérieure.

Ce n’est que mon point de vue, je ne suis pas psychologue (sourire), juste une personne qui des fois a envie de creuser, comprendre l’incompréhensible et qui aime écouter l’autre; conseiller au mieux si ça peut aider…

La susceptibilité, C’est un sentiment aussi lié à la sensibilité. Une trop grande sensibilité qui fait que l’on peut être plus touché qu’un autre par des paroles pas forcément blessantes mais qui le sont pour la personne a qui elles sont adressées. Finir par s’éloigner des gens de peur d’être blessé, sans se remettre en question sur le fait qu’on ait peut être surréagi par rapport à une situation pourtant très simple.

Quand mon fils fait des crises, je lui pose une question: Est-ce un gros problème ou un petit problème? ensuite on en discute afin qu’il mesure sa réaction face à la situation qu’il est amené à gérer. J’espère à terme que cela l’aidera dans la gestion de ses émotions.

Comment réagir face à quelqu’un de susceptible.

Il ne faut pas forcément peser ses paroles non, on peut s’exprimer sans animosité, en choisissant ses mots. Cela ne demande pas un effort considérable de tenir compte des sentiments des autres.

  1. Formuler de manière claire ses propos

Il ne faut pas non plus sous couvert de la franchise, blesser volontairement l’autre en ne tenant pas compte de ressenti. Lui expliquer clairement, le plus simplement possible ce qu’on a à dire et lui laisser le temps de comprendre nos paroles et de les accepter ou non…

Il a le droit de réfuter les propos qui lui sont soumis, c’est son avis; il est important dans ce cas qu’il explique sa compréhension des faits pour être sur d’être plus ou moins sur la même interprétation que l’autre.

« J’ai l’impression que ce que je dis t’a blessé mais ce n’était pas mon intention. Si c’est le cas je m’en excuse … »

 » Qu’est ce que tu as mal pris ? »

« Je m’exprime peut être mal… » ce que je veux dire c’est …

 » Si tu as quelque chose à dire, je t’écoute… « 

2. Le laisser s’exprimer

Il faut de part et d’autre pouvoir dire ce que l’on pense. Toute discussion doit rester un échange. Empêcher l’autre de s’exprimer, ne pas lui en donner l’occasion ou ne pas lui donner la parole, peut conduire à d’énormes frustrations qui s’accumulant peuvent nourrir un nœud en soi difficile à défaire au fil du temps.

Il est important de vérifier sa compréhension des faits pour être sûr de ne pas passer à côté de mauvaises interprétations ou de non dits.

3. Ne pas s’imposer en donneur de leçon

Eviter de se mettre dans la tête de l’autre ou formuler des paroles qu’il n’a pas dites. Votre sentiment à vous n’est pas forcément le sien.

Eviter les  » Tu penses que »..  » J’ai compris que tu voulais…

4. Eviter toute forme d’agressivité soi même

Communiquer ne veut pas dire se disputer. Vous avez un reproche à émettre c’est possible de trouver le BON moment pour en parler. Privilégier le face à face car les écrits peuvent être mal interprétés. Trouver des exemples concrets, pour étayer ses propos comme dit une personne que j’adore il faut être FACTUEL ( sourire), pas interpréter ni supposer des choses qui à priori ne sont peut être pas vraies. On peut penser quelque chose sans pourtant l’affirmer avec véhémence alors qu’on en est pas sûr. La meilleure chose est de demander l’avis de l’autre.

Pour le susceptible

  1. Se remettre en question,

Ne pas forcément se mettre dans la position de victime, accepter l’échange qui nous est proposé dans le calme et s’exprimer tout autant que l’autre.

2. Eviter le discours accusateur sur l’autre

 » Chaque histoire a trois versions, la tienne, la mienne et la vérité »

Il faut pouvoir accepter qu’on a pas forcément à 100% raison et qu’on peut aussi par ses propos blesser les autres. Appliquer sur soi même ce qu’on reproche à l’autre. Je suis capable de me fermer à l’autre, mais je n’accepte pas que l’autre puisse faire de même. Je tiens des propos désagréables, mais je suis incapable d’accepter que l’autre puisse s’exprimer à sa façon.

On peut discuter, trouver un terrain d’entente et passer à autre chose, sans animosité, rancœurs ou autres sentiments négatifs. Toutefois le respect est de rigueur.

Quoi qu’il en soit évitons de juger les autres par leur attitude, car nous n’avons pas tous le même parcours, la même expérience, le meme passif.

Si toutefois la discussion est impossible, que vous avez fait de votre mieux pour calmer le jeu et que rien n’y fait, il ne faut pas s’enfoncer en parlant inutilement, laisser passer la tempête en espérant qu’elle finisse par s’arrêter. C’est peut être que ce n’est toujours pas le bon moment.

L’essentiel ce n’est pas forcément d’avoir raison.

Une amie m’a dit, des frères ayant reçu la même éducation n’ont pas forcément le même caractère, alors qu’en est il de la personne qui n’a même pas grandi avec vous ?

Nos attitudes sont liées à notre passé, alors soyons indulgents envers les autres, essayons au moins.

Quand on est conscient qu’on a blessé quelqu’un il faut savoir s’excuser, encore faut il s’excuser pour les bonnes raisons. Un « je m’excuse » n’efface pas des paroles blessantes, mais c’est un bon début si l’une et l’autre des parties sont amenées à s’exprimer et se comprendre.

Bonne journée à tous

Elsie

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