L’audacieuse du mois d’avril: Myriam Maxo

« Quand quelqu’un me ferme une porte, je me dis que peut être que je devrais viser plus haut. On ne devrait pas s’imposer des limites. Aujourd’hui je me conditionne pour aller plus loin »

Ce mois d’avril, je vais vous dresser le portrait d’une femme que j’ai rencontrée. Une femme qui travaille seule, à la fois artiste dans le domaine du street art et designer. Une femme à multiples facettes; Touchante, pleine d’énergie, pétillante et talentueuse. Une guerrière au grand cœur qui se laisse porter par le vent: Myriam Maxo.

Qui est-elle? Myriam Maxo, moitié guadeloupéenne, moitié martiniquaise, fan de mangas, de skateboard. Une passionnée d’art, de bonne nourriture, une bonne vivante qui adore les brunch, une femme totalement ouverte d’esprit pour qui l’imagination n’a aucune limite. Une femme ambitieuse qui ne cherche pas à écraser les autres pour évoluer.

Elle est la créatrice de produits en Wax: coussins, rideaux, et de son emblématique compagnon DD Le doudou.

Son produit phare c’est ce « DD le doudou » disponible sur sa plate forme http://myriammaxo.com et dans une boutique (Mag&néfert) au sein de la gare de Châtelet tout près de la sortie rambuteau.

Un nounours en wax qui a fait beaucoup d’adhérents dont Blue Ivy, la fille de Beyoncé; ou Youssoupha dans son clip en featuring avec Ayo « love music » et encore beaucoup d’autres; Super coup de pub, dans une aventure qui marche. Ça plaît, ça fonctionne.

Un produit dont la qualité n’est plus à prouver et une femme dont la notoriété n’est plus à démontrer, au vu des nombreuses interview dont elle a fait l’objet (sur France 24 par exemple), des parutions dans des blogs et magazines (Biba magazine etc.), que vous pourrez aisément trouver en tapant son nom dans le moteur de recherche Google. Je veux plutôt vous parler d’une femme qui mérite d’être reconnue non pas que pour son travail mais aussi pour sa personnalité.

Myriam MAXO c’est une wonder woman, qui ne se limite pas à ce qu’elle voit. Je l’ai expérimenté au cours de cette entrevue avec elle. Plus l’air d’une discussion avec une copine de longue date qu’une interview très sérieuse entre moi, blogueuse et une artiste talentueuse, connue et reconnue.

Ce bout de femme de bientôt 38 ans a eu un parcours qui a forgé sa personnalité. Elle a enchaîné les petits boulots depuis ses 18 ans, pour payer ses études, sans perdre de vue son objectif d’un jour entreprendre.

C’est en totale décontraction et en toute simplicité, que nous nous sommes retrouvées dans le quartier de châtelet les halles à Paris, pour se connaître un peu mieux et discuter autour d’un maxi café de son parcours, de ses projets et de ses ambitions.

img-20180331-wa00251552740336.jpg

Le club des audacieux: Quel est ton Parcours?

Myriam Maxo: J’ai fait un BTS action commerciale en France, de l’architecture d’intérieur à Londres et des études de film et vidéo production. J’ai beaucoup étudié et travaillé sur différents aspects: Le cycle de vie d’un produit, le comportement du consommateur etc. En partant en Angleterre, j’ai intégré une école d’architecture d’intérieur car j’en avais entendu parler, et on m’avait poussé à m’y inscrire. Au début je n’y croyais pas mais je suis tout de même allée visiter l’école. J’ai rencontré une professeure, que j’ai admiré et qui a compté dans mon parcours, non seulement de par son travail, mais aussi parce que cette personne m’a soutenu dans mon inscription malgré le fait que je n’avais rien fait dans le domaine auparavant. Au final, cette école m’a apporté beaucoup et quand on se rend compte que bon nombre d’artistes et de célébrités viennent de là, on se dit qu’il y a une opportunité à saisir et du savoir à faire valoir. J’ai ensuite pris en option des cours de film et vidéo, puis j’ai commencé à travailler comme décoratrice de plateau. Je créais des décors, des costumes etc. Une fois de retour à Paris, j’ai effectué quelques boulots qui m’ont permis au moins de payer mes factures, avant d’entreprendre réellement sur mon activité actuelle.

Le CA: Comment fais-tu pour agrandir ton réseau?

MM: Facebook en général, où je vois le travail des artistes, et comme je suis invitée à des manifestations(en tant que designer et dans le street art, je suis amenée à rencontrer des gens, ce qui me permet de communiquer sur ce que je sais faire et garder des contacts. Par exemple lors de ma collaboration avec Vitamalt, j’étais en agence de publicité, et c’est un projet que j’ai fait sans mon agence, car c’est une personne que j’avais rencontrée et que j’ai contactée. Je lui ai fait une proposition et il l’a acceptée.

 

 

 

 

Le CA: Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées ?

MM: La plus grande difficulté c’est avec les gens qui ne m’ont pas forcément facilité les choses. Au final, je me suis un peu isolée et j’ai pris le temps de me retrouver moi même, comprendre l’intervention de ces personnes et savoir rebondir. Il ne faut pas se positionner en tant que victime, mais se booster pour tirer quelque chose de positif.

Aujourd’hui, je suis cohérente avec ce que je propose. Je veux être une créatrice qui vit de son travail et qui valorise une culture auprès d’un public large. J’ai choisi de ne pas faire des produits en wax simples à 10€. Je suis là pour casser cette fausse analyse que le wax n’est pas cher. Les tarifs qui sont les miens sont pour des produits originaux et qui sont faits à la main. J’adore la couleur. Mon doudou, Je l’ai créé en réalisant une forme et en faisant une déclinaison de couleurs et ce avec différentes tailles. Malheureusement beaucoup de gens dévalorisent les tarifs, dévalorisent le wax. Mais ce n’est pas cher. C’est là toute la difficulté de la réussite dans le milieu. Heureusement certaines personnes comprennent la politique de prix et y adhèrent. J’ai beaucoup de médias qui me soutiennent, qui reconnaissent le travail de qualité, qui relaient l’information: Ils voient une fille qui se bat et ça je pense que ça joue.

Une autre difficulté est aussi de trouver un équilibre entre exposer ses œuvres et ne pas se faire copier. Il y a des gens qui montrent mon travail, qui exposent mon street art aussi, mais je n’ai pas la reconnaissance derrière. Difficile à gérer. Ce que je veux, c’est que les gens reconnaissent et respectent mon travail aussi bien dans le métier de designer que dans le street art. C’est dommage de devoir réclamer son nom sur une œuvre qu’on a mis du temps à produire.

IMG-20180331-WA0023.jpg

Le CA: Quelles sont tes passions ?

MM: Ça ne se voit pas beaucoup, mais J’adore manger, un bon brunch le matin sur une terrasse au soleil, profiter des plaisirs de la vie en général. Aussi je suis devenue une amoureuse du street art. Au début, c’était une envie personnelle, puis au final je sens que j’y ai aujourd’hui ma place. Je ressens l’engouement qu’il y a autour de ce que je fais et ça c’est vraiment passionnant. J’aime beaucoup voyager, j’aime l’océan et j’adore nager.

Le CA: quelles sont les personnes qui t’inspirent?

MM: Les gens qui inspirent, il y en a énormément. Mais à un moment être inspiré par soi-même est beaucoup plus intéressant. Quand je fais quelque chose qui me plaît, la façon dont je me perçois moi-même par rapport à ce que j’accomplis est très motivante. Si on peut parler de personnes inspirantes, je peux dire Fela Kuti, Bob Marley. Ce sont des exemples pour moi de réussite dans le partage d’émotions et de plein de choses . Tous les jours, je me découvre et je suis fan de ma propre progression.

Le CA: Avec qui tu aimerais collaborer?

MM: Plus tard, j’aimerais travailler dans l’univers de la basket avec Vans, nike par exemple. Travailler dans l’univers du textile. Personnaliser les basket, un peu comme mon projet avec Vittel.

vittel myriam maxo

Le CA: En fonction de ton parcours quels sont les conseils que tu pourrais donner à quelqu’un qui, comme toi a la volonté d’entreprendre?

MM: Quelques conseils dis-tu..

  • Être bien dans sa peau
  • Être capable d’apporter quelque-chose de nouveau sur le marché
  • Connaitre ses défauts et ses qualités
  • Se fixer des objectifs à atteindre
  • Ne pas avoir peur ou alors embrasser ses peurs et avancer avec. Au début on a peur mais après cette peur fait partie de nous.
  • Puiser en soi-même la force dont on a besoin et ne pas se mettre de barrières.
  • Les limites c’est nous qui nous les imposons, alors j’essaie d’éviter de m’en placer et de vivre au jour le jour.
  • S’écouter et se faire confiance

Le CA :Concernant le street art comment tu te vois évoluer dans le domaine ?

MM: Ma première œuvre je l’ai appelée Ange de rue. Aujourd’hui quand je pense que la ministre de la culture va faire une projection d’une de mes œuvres sur la façade du ministère de la culture au milieu de beaucoup d’autres artistes connus dès le 17 avril, je me dis ça y est je commence à m’imposer dans le milieu. J’aimerais changer les mentalités, pour passer un message sur le fait que l’art urbain n’ est pas une dégradation. J’aime le coté urbain. Quand je vois des couples qui prennent des photos devant mes œuvres, pour immortaliser leur mariage par exemple, je me sens aussi artiste. Je veux que mes œuvres envoient des signaux, des énergies. J’aimerais arriver un jour à faire des conférences autour de la couleur dans les rues .

Le CA: Parle moi de ton association

MM: DD nation, c’est une association, qui permet aux enfants hospitalisés d’avoir accès à la peinture et au papier à l’hôpital. J’avais envie de leur permettre de développer leur créativité de changer leur quotidien, les aider en quelque sorte. Il y a une œuvre que j’avais faite avec le projet street art sur la villette , il y a 6 mois. L’œuvre a été faite avec des enfants et est maintenant exposée à l’hôpital Necker. J’ai donc créé la petite maison en carton qui se construit comme un origami avec une petite veilleuse qui se recharge à l’énergie solaire et toutes les recettes liées partent donc à l’association. Ce produit est aussi disponible sur le site et dans cette même boutique à Châtelet.

https://www.facebook.com/ddnationassociation/

maxo-face.400

Résumons, rencontrer Myriam Maxo, c’est rencontrer une personne simple et talentueuse, qui avance au fil de l’eau. Une personne inspirante et accessible malgré sa réussite. Une personne ouverte d’esprit et qui ne se laisse pas guider par les diktats et les limites qu’imposent la société. Pour elle, il faut être intéressé par ce que vivent les autres et elle arrive à transmettre son message au travers de ses créations. Elle ne choisit pas ses collaborateurs en fonction de leur notoriété mais plutôt selon ce qui l’inspire, ce qu’elle a envie de véhiculer comme image et de l’intérêt qu’elle pourrait porter à une marque. Son doudou, je l’ai vu dans la boutique à châtelet, il est à la fois un objet de décoration pour les grands, qu’un objet de compagnie pour les plus petits.

En toute objectivité,  la différence avec ses doudous et ceux aussi en wax qu’on trouve en général est dans la couleur des tissus, elle a travaillé les couleurs de telle sorte qu’on ne les retrouve pas ailleurs. Combien de fois n’ai-je pas acheté des objets divers en tissu, chers chez des créatrices de wax que je retrouvais portés sous forme de vêtement, en pleine ville lors de séjours au Bénin ou quelques fois dans les rues à Paris? Je me demandais si mon investissement en valait la peine. C’est cet aspect qui rendent les créations de M.Maxo originales donc intéressantes.

Sa petite veilleuse quant à elle trône dans ma bibliothèque.

Aujourd’hui, Je lui souhaite d’inspirer encore plus de personnes au travers de ses différentes œuvres. Je lui souhaite de belles futures collaborations et un plein succès dans ses projets.

Pour la contacter

http://myriammaxo.com/

https://www.facebook.com/mmaxo

https://www.instagram.com/myriammaxo/?hl=fr

Photos :

Prises sur le site http://myriammaxo.com/ et sur facebook

Photographe lors de l’interview: Caroline Herpe https://www.instagram.com/rien_de_nouveau/?hl=fri

 

2 commentaires sur “L’audacieuse du mois d’avril: Myriam Maxo

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :